
À Kinshasa, certaines réalités défient la logique. À peine démolies, les constructions anarchiques reprennent de plus belle sur le site interdit de la Baie de Ngaliema. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations : où va donc cette population visiblement réfractaire aux lois ? Et pourquoi les autorités laissent-elles faire ?
Tout porte à croire que l’action de démolition s’est limitée à un simple coup d’éclat, sans suivi sérieux. Pourtant, le contexte démographique de la capitale – marqué par un exode rural massif et incontrôlé – exige plus que jamais des mesures fermes et durables.
Le site de la Baie de Ngaliema est reconnu comme une zone à haut risque d’inondations, raison pour laquelle il a été interdit d’y ériger toute construction. Mais la réalité démontre une absence de contrôle, laissant place à une prolifération chaotique.
Ce cas n’est que l’illustration d’un problème plus global : Kinshasa est devenue une véritable pépinière de constructions anarchiques, auxquelles s’ajoutent l’implantation de marchés pirates et diverses activités commerciales sur des sites interdits ou emprises publiques.
Face à ce désordre, l’urgence pour l’autorité – qu’elle soit nationale ou provinciale – est de faire appliquer la loi. Mais à voir le relâchement actuel, beaucoup craignent que ce chaos ne prospère grâce à la complicité silencieuse de certains cercles politiques.
La question demeure : faut-il continuer à laisser faire ?
Zamenga Odimbale
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